Ces petits tirages nb sont nés à la montagne.
le jardin est ma source d'inspiration, je récolte des fragments, végétales, animales ou minérales, qui prendront ensuite vie dans la chambre noire. C'est la chrysalide humaine.
CHRYSALIDE
A travers la photographie, plus précisément le photogramme, l’artiste nous invite à nous connecter à notre nature profonde.
Philippine Schaefer allie l’organique à la technique photographique. Elle s’intéresse à la manière dont la lumière modifie l’apparence des corps. La photographie ouvre ici un espace entre expérimentation et émerveillement, une sorte d’énumération des possibles. Des fragments du vivant, des éléments organiques tel que des branches, du sable ou des fleurs s’allient intimement avec la géographie de son corps souvent morcelé. Une image-mue d’infinies variations devient possible. Les images naissent dans la chambre noire, chaque tirage est une épreuve unique.
Philippine Schaefer, REGENERATION PHOTOGRAPHIQUE.
« En revisitant l’art du photogramme, Philippine Schaefer participe à un moment inédit de l‘histoire de la photographie : après l’obsolescence du médium face à l’industrie numérique, la pratique analogique de l’image agit désormais dans un contexte où notre besoin de reconnexion au réel appelle à une nouvelle sensibilité. La photographie devient matière, lieu d’expérimentation, espace tangible et irreproductible où le corps et la nature n’obéissent plus au regard, mais au spectre entier du sensible. La lumière, la surface émulsionnée, la mise en contact, forment une combinaison presque chamanique dans laquelle l’artiste performe l’image. Mais s’agit-il encore d’une image ? Ou bien la photographie, conduite ici au plus près de ses particules élémentaires, ne trouve-t-elle pas les conditions de sa régénération ? La photographie n’est plus seulement une image, même si elle en prend l’apparence. » ( Michel Poivert, Historien d’Art. Professeur des Universités )